3. Le collège

Le cœur déjà bien trop meurtri, je faisais mon entré au collège. Comme tous les petits 6ème, j’étais impressionnée. Je rentrais dans l’école des grands, fini les cache-cache, fini les billes, maintenant on est grand.

Et comme tout les enfants qui rentrent au collège, je me demandais vais-je être dans la même classe que mes copains-copines de primaire ? Vais-je réussir à m’intégrer ? Vais-je avoir de bonnes notes ? Les professeurs vont-ils être gentils ?

Mais je me demandais aussi ce que les autres enfants ne se demandaient pas : Vais-je encore réussir à cacher ce que je suis vraiment, une personne méchante ? Vais-je réussir à dissimuler les coups ? Je ne pourrais plus mettre ça sur le dos de mon côté casque coup puisque quand on rentre au collège on ne joue plus a cache-cache et tous ça ?

La boule au ventre, j’étais terrorisée par l’idée que quelqu’un découvre mon secret. Heureusement pour moi (ou pas) je savais que c’était le premier jour que nous avions la visite médical. Et comme nous revenions de vacances, je n’avait aucune marque. L’autre ne venait jamais en vacance. ( avec le recul je prends en note que c’était normal puisque ma mère était présente !!)

Je passais donc la visite médical sans aucun soucie.

Puis l’année commença. Je fis la rencontre d’un garçon qui était comme moi tout foufou. Nous devînmes meilleur ami. Nous nous confions l’un à l’autre et surtout nous apprîmes que nous connaissions chacun le père de l’autre car régulièrement je voyais son père chez moi et inversement régulièrement il voyait le mien chez lui. Nous comprimes par la suite que nos pères étaient de très bon amis depuis bien longtemps.

Puis au fil de l’année, j’observais qu’il avait le même comportement que moi, il ne s’appuyait que très rarement sur le dossier de sa chaise, il portait très souvent des tee-shirt à longues manches ou des pulls. Quand un professeur montait le ton, comme moi, il se redressait et braquer son regard sur le ou la professeur. Parfois quand on faisait du sport à l’école et qu’il recevait un coup dans les côtes ou autres je voyais sur son visage un très léger rictus.

A l’inverse de moi cependant il n’était pas très bon à l’école. Il était loin d’être bête, mais ces notes ne reflétaient pas son intelligence. Alors sous la décision de nos deux pères nous travaillons ensemble une fois par semaine une fois chez lui, une fois chez moi.

Un jour (que je me rappellerais toute ma vie) où nous étions chez lui, son père n’était pas là, nous étions seul dans la maison. Nous travaillons comme à l’ordinaire. Puis à un moment, pendant un blanc, je lui est demandé si lui aussi il faisait souvent des bêtises qui déplaisait à son père.  Il me regarda droit dans les yeux et après un moment d’hésitation me répondit oui. Un blanc s’installa de nouveau et nous regardions tous les deux nos pieds. Puis, il me demanda si mon père avait une ceinture. A mon tour, je le regardais dans les yeux et répondait oui. De nouveaux un blanc pesant s’installa. Puis, il me dit : « Promettons nous quelque chose : promettons que l’on serra toujours là pour l’autre, que quoi qu’il arrive on serra ensemble ! » Je le regardais avec un sourire, je sentis une boule se former dans le fond de ma gorge je ne savais pas trop ce que c’était mais je la fis passé et promis.  Puis sans rien dire, il me pris doucement dans ses bras. Et me murmura dans l’oreille, « je ne dirais pas ton secret je te le jure ». De même je murmurais à son oreille la même phrase.

 

Ce moment de ma vie est resté gravé dans ma mémoire et jamais je ne l’oublierai. Cette amitié s’avéra très utile, elle me permit d’avoir un échappatoire. Nous restions toujours ensemble, on ne se quittait jamais comme pour se protéger. Lorsqu’une marque ou quelque chose était visible, nous soutenions l’autre dans son mensonge. On avait une bande d’ami, nous étions une petite dizaine. Tout le monde pensait que nous étions amoureux, on les laissait s’imaginer ce qu’il voulait et cela nous arrangeait bien car comme ça lorsque l’on se mettais à l’écart pour parler on nous laissait tranquille.

Cette amitié a été la plus importante de ma vie, nous nous soutenions, lorsqu’une soirée avait été plus dure qu’une autre, on s’entraidait. L’autre portait le sac à dos, faisait en sorte qu’il ne se fasse pas trop bousculer dans le couloir,…. Et surtout nous avions tous les deux trouvés un déversoir. On pouvait en parler sans se sentir coupable, on était pareil. On pouvait se lâcher dire les pires choses possibles sur nos pères tout en sachant que jamais sa ne leur viendrais aux oreilles.

Mais, le collège rime également avec puberté et donc crise d’adolescence. Nous avons donc commencé à nous rebeller. Nous commencions à répondre à nos pères ce qui nous valaient de grandioses raclés, on revenais au collège dans des états alarmants. Mais comme toujours nous cachions, nous nous forcions à marcher parfaitement normalement même si cela nous faisait horriblement souffrir (essayez de marcher normalement avec le dos meurtri, des cotes cassés et des bleus sur tout le corps.

Je me mis au Hand Ball qui est un sport de contact, je pus donc faire passer les bleus que l’on pouvait voir pour des coups pris pendant un match ou un entrainement. Lui faisait du judo et passait donc les bleus visibles par un coude remonté trop vite, une chute mal gérée,… Et tout les deux nous disions très pudique ce qui nous empêcher de prendre nos douches avec les autres.

Nous avons également commencé à faire les interdits : faire le mur, boire de l’alcool, fumer des pétards,… : Nous avions 13 ans.

Puis, à force de zoner la nuit, nous avons fait la rencontre d’un groupe de jeunes des cités qui nous accueillirent à bras ouvert dans leur groupe. Nous avons alors commencé à allé taper du mecs. On allait dans les cités concurrentes et on défonçait des gars juste parce qu’il n’était pas dans la bonne cité.

Ceci à durée plus d’un ans. Puis un jours, on s’est tellement acharné sur un pauvre gars qu’il est tombé dans les vaps et à fini à l’hosto. Ce fut le déclic pour nous deux, nous étions entrain de devenir de vrais monstres, nous commencions à ressembler à nos pères. Ce que nous ne voulions à tout pris ne pas être.

Nous avons donc arrêter de fréquenter ce groupe. Cependant, on ne sort pas comme ca d’une bande, ça marche pas vraiment comme ça. On a alors cessé de faire le mur pour qu’il ne puisse pas nous voir la nuit. Le matin, nous étions tout un groupe à emprunter le même chemin pour aller au collège. Il leur étaient donc difficile de nous choper. Cependant, ils nous ont tombés dessus un soir où l’on rentrer du collège et que nous avions un peu tarder. Il n’y avait donc personne avec nous à part une autre amie. Ils nous ont mis la main dessus nous ont un peu refais le portrait et nous ont dit que si l’on parlait de quoi que ce soit ils nous tuaient. Sur le coup, nous avons eu très peur et n’avons donc jamais parler. A présent, je me rends compte qu’ils n’étaient pas beaucoup plus vieux que nous 2-3 ans de plus et que jamais ils n’auraient eu le courage de faire ça.

Enfin bref, donc nous avons pus sortir de cette bande et reprendre notre vie le plus normalement possible pour nous.

 

Vers la fin du collège, je commençais à ne plus trop manger, je fumais et je buvais. Mais ma mère s’en rendit compte que je m’aigrissais et fit attention à ce que je mange bien.

Le collège se finit, sans aucun autre problème que la violence à répétition de mon père.

Ma carapace était totalement fini. Personne ne pouvait lire en moi autre chose que de la joie. Alors que tout mon être voulais crier de douleur.

 

 

 

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